Les différents statuts de protection internationale
Le statut de réfugié
Tout ressortissant d’un pays tiers qui, parce qu’il craint avec raison d’être persécuté du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de ses opinions politiques ou de son appartenance à un certain groupe social, se trouve hors du pays dont il a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ou tout apatride qui, se trouvant pour les raisons susmentionnées hors du pays dans lequel il avait sa résidence habituelle, ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut y retourner.
Dans le cadre de l’analyse de la demande aux termes de la Convention de Genève, les acteurs des persécutions peuvent également être l’Etat, des partis ou des organisations qui contrôlent l’Etat ou une partie importante du territoire de celui-ci ou des acteurs non étatiques s’il peut être démontré que l’Etat ou les partis ou organisations cités plus haut, y compris les organisations internationales, ne peuvent pas ou ne veulent pas accorder une protection contre les persécutions ou les atteintes graves.
La protection peut être accordée par l’Etat ou par des partis ou des organisations, y compris des organisations internationales, qui contrôlent l’Etat ou une partie importante du territoire de celui-ci.
Les actes considérés comme une persécution au sens de la Convention de Genève peuvent prendre les formes de violences physiques ou mentales, y compris les violences sexuelles, les mesures légales, administratives, de police et/ou judiciaires qui sont discriminatoires en soi ou qui sont mises en œuvre d’une manière discriminatoire, le refus d’un recours juridictionnel se traduisant par une sanction disproportionnée ou discriminatoire, les poursuites ou sanctions pour refus d’effectuer le service militaire en cas de conflit lorsque le service militaire supposerait de commettre des crimes ou d’accomplir certains actes ainsi que les actes dirigés contre des personnes en raison de leur sexe ou contre des enfants.
Dans tous les cas, le ministère tient compte des éléments tels que la race, la religion, la nationalité, l’appartenance à un certain groupe social et les opinions politiques.
Il s’agit d’un statut qui, sous certaines conditions, peut être révoqué.
Le statut de protection subsidiaire
Toute personne qui ne peut être considérée comme un réfugié mais pour laquelle il y a des motifs sérieux et avérés de croire que la personne concernée, si elle était renvoyée dans son pays d’origine ou, dans le cas d’un apatride, dans le pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle, courrait un risque réel de subir des atteintes graves et ne pouvant pas, ou compte tenu de ce risque, n’étant pas disposée à se prévaloir de la protection de ce pays.
Le statut de protection temporaire
Il s’agit d’une procédure exceptionnelle assurant, en cas d’afflux massif ou d’afflux massif imminent de personnes déplacées en provenance de pays tiers qui ne peuvent rentrer dans leur pays d’origine, une protection immédiate et temporaire à ces personnes notamment si le système d’asile risque également de ne pouvoir traiter cet afflux sans provoquer d’effets contraires à son bon fonctionnement, dans l’intérêt des personnes concernées et celui des autres personnes demandant une protection.