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| De terre d'émigration, le Luxembourg devient à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, terre d'immigration. L'essor économique du pays nécessite une main-d'oeuvre qu'il ne peut fournir. Développant une puissante industrie sidérurgique, le Luxembourg a recours à partir de 1870 à une importante immigration. Le bassin minier accueille ainsi une main-d'œuvre venue d'Allemagne, d'Italie ainsi que des régions frontalières. Après la seconde guerre mondiale, le boom économique exigeant de plus en plus de main-d'oeuvre, le Luxembourg accueille au cours des années soixante des travailleurs espagnols et portugais. Un accord de main-d'oeuvre avec la Yougoslavie est signé en 1970. L'Etat luxembourgeois n'hésite pas à aller recruter sur place au Portugal qui traverse une crise économique, sociale et politique. Les années soixante et suivantes se caractérisent également par une diversification des immigrations, comme par exemple, l'immigration capverdienne, africaine ou encore de l'Europe de l'est. |
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TRAVAIL
MIGRATIONS
Si le droit du travail s'applique à tous les travailleurs et à tous les employeurs de la même manière, il n'en est pas de même quant à l'accès au travail. En effet, si les citoyens de l'Union européenne peuvent accéder librement au marché du travail, les citoyens des pays tiers sont soumis à des règles particulières tels que l'autorisation de travail, la préférence communautaire.
Les citoyens de l'Union européenne ont librement accès au marché de l'emploi. En effet, tout ressortissant d’un État membre a le droit d’accéder à une activité salariée et de l’exercer sur le territoire d’un autre État membre, conformément à la réglementation nationale pertinente applicable aux travailleurs nationaux. Plus d'informations, cliquez 
Indemnités de chômage pour les ressortissants d'un pays de l'Union européenne et la Suisse, Liechtenstein, Norvège et Islande 
Indemnités de chômage pour les non-résidents 
Les citoyens des pays tiers à l'Union européenne
n'ont pas librement accès au marché de l'emploi. Le Pacte européen sur l'immigration et l'asile adopté par les 27 pays de l'Union européenne le 16 octobre 2008 définit les grandes lignes des politiques en matière d'immigration et d'asile. Ce pacte engage les Etats membres à organiser l'immigration légale en fonction des besoins du marché du travail. Le but de telles politiques est d'encourager une immigration hautement qualifiée mais aussi des travailleurs moins qualifiés venant combler les secteurs en pénurie de main d'oeuvre.
Au Luxembourg, la loi du 29 août 2008 sur la libre circulation des personnes et de l'immigration prévoit un titre unique : permis de travail et autorisation de séjour. Désormais toute première demande de titre de séjour en tant que travailleur salarié, tout renouvellement, prolongation ou changement d'autorisation de travail (anciens permis de travail) est à introduire par le travailleur salarié et non plus par l'employeur.
Plus d'informations, cliquez 
Le poste convoité par un ressortissant de pays tiers doit être déclaré à l'ADEM qui vérifie si aucun communautaire ne correspond au profil recherché. L'autorisation de travail n'est plus nécessaire suite au troisième renouvellement du titre de séjour pour travailleur salarié.
Il est également important de souligner que tous les non-communautaires n'ont pas accès au marché du travail :
– Les demandeurs de protection internationale que sous certaines conditions
– Les ressortissants de pays tiers avec un titre de séjour membre de famille ne peuvent s'inscrire à l'Administration de l'emploi seulement 12 mois après l'obtention de leur titre Il est également interdit aux personnes membres d'un titre de séjour pour raisons privées de s'y inscrire.
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