Travail
Carrefour traditionnel de routes, l'espace luxembourgeois connaît tout au long de son histoire d'importants échanges migratoires. De terre d'émigration, il devient à partir de la seconde moitié du XIXe siècle terre d'immigration. L'essor économique du pays nécessite une main-d'oeuvre qu'il ne peut fournir. Développant une puissante industrie sidérurgique, le Luxembourg a recours à partir de 1870 à une importante immigration. Le bassin minier accueille ainsi une main-d'œuvre venue d'Allemagne, d'Italie ainsi que des régions frontalières. Après la seconde guerre mondiale, les travailleurs italiens sortent du milieu sidérurgique pour se déployer vers d'autres secteurs, notamment le bâtiment et les travaux publics. Le boom économique exigeant cependant de plus en plus de main-d'oeuvre, le Luxembourg accueille au cours des années soixante des travailleurs espagnols et portugais. Un accord de main-d'oeuvre avec la Yougoslavie est signé en 1970. L'Etat luxembourgeois n'hésite pas à aller recruter sur place au Portugal qui traverse une crise économique, sociale et politique. Si la concentration des ouvriers portugais est la plus forte dans le bâtiment et les travaux publics, ils se retrouvent également dans d'autres secteurs comme l'hôtellerie, les services, mais aussi le commerce. En marge de l'immigration portugaise, italienne, française, allemande et belges, les années soixante et suivantes se caractérise également par une diversification des immigrations, comme par exemple, l'immigration capverdienne, africaine ou encore de l'Europe de l'est.
