ASSOCIATIONS
ET MEMOIRESL’histoire des migrations (immigration et émigration) d’un pays fait partie intégrante de son histoire nationale. L’histoire nationale d’un pays d’immigration devrait faire partie de l’histoire nationale des pays d’émigrations : l’histoire du Luxembourg avec ses migrations devrait être une composante de l’histoire du Cap-vert, du Portugal, etc. dont les populations venues en migrations sont les vecteurs. Les pays d’accueil et les pays de départ devraient écrire, dans leur histoire nationale, une histoire commune. Le croisement de ces histoires de civilisation est le caractère universel de l’histoire des cultures.
Le monde associatif issu de l’immigration constitue au même titre que la cellule familiale, le monde du travail, un lieu de mémoires de l’histoire et des cultures de l’immigration. C’est un des espaces de l’intégration au Grand-Duché du Luxembourg et il est sans doute, le médiateur par excellence entre les diverses composantes culturelles de la société et entre l’Etat et la société civile.
L’espace de débats que représente l’association, les manifestations (exposition, conférence, fête, concert,…) qu’elle organise, contribuent à la diffusion et à la valorisation d’une mémoire, d’une culture. Au fil des années, les associations accumulent des archives importantes (documents administratifs, journaux, dépliants, tracts, affiches, photographies, documents vidéos/audios, articles de presse….). Elles détiennent ainsi un patrimoine intéressant dont elles ne réalisent pas toujours l’importance.
Au CLAE, il nous parait utile d’attirer votre attention, vous les militants, sur la nécessité de conserver les archives de votre association. Si vous le souhaitez, nous pouvons accueillir vos archives. Nous souhaiterions constituer un répertoire des archives des associations issues de l’immigration. Cette démarche constituera également une reconnaissance de votre travail de militant. Cette mémoire, il nous faudra la mettre en mouvement par des productions culturelles, par un travail de recherche afin que les personnes issues des diverses migrations deviennent sujet de l’histoire, sujet de leur histoire, inclus dans une histoire collective et dans l’histoire nationale du Luxembourg.
